Mesdames, Messieurs,
La création théâtrale de l’atelier Mounir Abou Debs, à laquelle nous allons assister ce soir, a été imaginée autour des poèmes de Rami Azzam édités dans le livre « Désormais je parlerais au vent » publié aux éditions de la Revue phénicienne. La pièce est présentée dans le cadre des activités annuelles du « Prix Rami Azzam du Jeune Écrivain »..
Rami dit dans un de ses poèmes « le rêve de l’homme fou l’emporte loin, très loin ». Nous croyons que le rêve est encore possible mais aussi que la folie est nécessaire à sa réalisation dans une société qui a trop épousé l’apathie de la classe politique post-guerre..
Nous croyons qu’en dehors d’une dynamique politique, la société civile puisse être capable, par ses propres moyens, d’imposer une méritocratie moderne où personne n’aurait le sentiment d’être laisser pour compte. Comme l’a si bien exprimé Mr. Fouad Abou Nader dans un article publié la semaine dernière dans l’orient le jour, « Il faut confier des responsabilités non pas a ceux qui estiment y avoir droit, non pas a ceux qui représentent une tendance, un clan, une amicale… mais a ceux qui le méritent ». ots...
Monsieur le ministre de l’intérieur, parlant de sa vision de la démocratie, nous enseigne que la démocratie est un état d’esprit économique et social au-delà des décisions politiques. C’est donc à la société civile que revient la charge de canaliser l’énergie et le potentiel nationale afin de créer cet état d’esprit favorable. ..
Notre projet social ce soir a pour nom « la littérature », nous nous adressons à ces jeunes écrivains ambitieux et nous œuvrons pour que leurs rêves deviennent réalité et que cette réalité triomphe de l’iniquité du monde. La littérature est révolutionnaire, véhicule du dialogue et de l’échange, des valeurs si chères dans ce pays né d’autant de passions que de contradictions. !
Pour rester dans la lignée de notre projet initial nous avons choisi comme thème pour l’année 2009 « Un cri ». Nous espérons recevoir l’appui de tous ceux qui aimeraient contribuer à notre entreprise.
À cette occasion, au nom du comité du prix, j’aimerais remercier :
- Monsieur Mounir Abou Debs dont la renommée a dépassé les frontières et les générations.
- L’atelier Mounir Abou debs.
-La célèbre cantatrice Fadia Tomb El Hajj.
- Patricia Elias déléguée et membre sociétaire de la SPF ayant gagné le grand prix SPF en 2003 également représentante de la Revue Phénicienne pour son incontestable appui.
- Le jury du Prix formé de professeurs et de critiques prestigieux notamment Père Selim Abou (président du jury), Dr. Jean Salem, Dr. Youssef El-Hajj, Monsieur Gerard Bejjani, Monsieur José Jamhouri.
-La faculté des lettres pour sa collaboration continue
-La banque Libano-francaise dont la générosité permanente nous permet d’élargir le champ de nos activités chaque année.
-Indevco, nouveau sponsor cette année toujours fidèle à sa politique d’engagement envers les jeunes, leurs projets professionnels et sociaux.
- le public ici présent.
Je vous souhaite de passer une agréable soirée
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